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    Lettura

    de Andrea SARTO


    Cantate pour voix, ensemble, électronique et espace
    Commande d’Etat


    Lettura raconte en musique le passage de la récitation intime du texte sacré jusqu’à la révélation de l’espace physique et spirituel du lieu qui l’accueille. Récitation intime et espace sont les deux éléments qui composent une musique qui sera recréée à chaque représentation.


    Dans la musique d’Andrea Sarto le détail minuscule de la prononciation d’un son est le départ d’une vibration qui met en résonance un espace invisible, une membrane d’air qui enveloppe les interprètes et le public. L’invisible est l’espace qui est occupé par l’air mis en vibration par le son et le chuchotement de la voix ; ce diaphragme qui respire est révélé par le geste léger proposé par la musique : la composition est réduite à une écriture mise au service du lieu. Le lieu devient un intervalle intime, à peine excité par des coups de pinceau sonores.
    L’espace est le sujet premier de cette pièce, non seulement résonateur, mais encore ventre de la musique ; c’est un négatif qui rayonne par vibration ; le son provoque la réaction de l’espace qui vibre comme le ventre de l’existant.
    Le public est invité à entrer dans l’expérience de la Lectio pour écouter le rythme de la voix interne qui se déploie dans l’espace d’une église, lieu dont la personnalité est différente selon son architecture. L’espace est comme une bouche qui prononce des mots d’un texte sacré. Cette pièce est conçue pour devenir parole dans diverses bouches, dans des lieux différents qui assistent à un création perpétuelle d’une expérience de lecture intérieure : elle est une création qui doit être constamment recréée dans l’espace.
    Le chemin proposé suit le geste de la Lectio : de l’intimité individuelle passe le contact avec l’Eternel qui ouvre à une redécouverte de la socialité. Ce chemin passe par le contact avec l’invisible, évoqué par le son. La musique est un moyen de passage et de conscience de l’invisible, rien que de l’air qui transporte le son et que la musique excite à peine pour entendre encore l’air vibrer.

    Mélanie Moussay, soprano

    Leandro Marziotte, haut-contre

    Keiko Murakami, flutes

    Philippe Koerper, saxophones
    
Maxime Springer, claviers

    Olivier Maurel, percussions
    Réalisation informatique musicale, Marco Liuni

    Régie son, Matthieu Zisswiller

    Direction artistique, Eric Maestri

    Documents joints
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